The way RJ is influencing our lives // Gay Nationalism

  • disasterpiece

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    Apr 15, 2011 12:53 AM GMT
    There's been some threads recently on the way RJ has had a good influence on its user's lives, generally.

    By posting here, meeting people that made me see different aspects of gay people, getting along with a community I onced judged for being too stereotyped, I kinda really got interrested to this community. Ironically, I've always been the one to tell my people that most gays are misleading sexual orientation and sexual identity : getting out of the closet doesn't come with a new personnality. Well, I found out that somehow, I was wrong.

    I think the experience of coming out is not easy, and the sense of community that an individual can develop vis-à-vis the gay community is undoubtedly helpful for the whole process.

    Sooo, I now consider myself part of the gay community (even if I don't agree with every part of it) and I decided that I should contribute to it with what I'm doing right now : studying history.

    I've done a research on gay nationalism and I thought I would share it here. Now, most of you are going to stop reading here because the essay is written in french, but good luck to everyone who at least tries ! icon_wink.gif

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    Dans un article intitulé Thoughts on a Gay State, le romancier américain William S. Burroughs proposait en 1987 l’établissement d’un État gai suivant les traces de la création de l’État juif d’Israel . En 2004, le Gay and Lesbian Kingdom (GLK), établi sur une petite île de la mer de Corail, se sépare de l’Australie, nomme un empereur, choisit un hymne national ainsi que le drapeau multicolore. Si le geste est avant tout symbolique et peu concret, il pose toutefois une question très sérieuse, celle de l’existence d’un nationalisme homosexuel. Cet essai se penchera sur les fondements d’un tel type de nationalisme et la façon dont il se justifie devant les théoriciens du nationalisme. Le nationalisme gai est d’ailleurs très intéressant pour ces derniers, en ce sens qu’il est unique en son genre, moderne, réflexif de l’actuel système de droits civils et ne présente aucune réclamation raciale ou biologique . Dans cet essai, nous verrons comment ce mouvement social de droits civiques, dans la seconde moitié du 20e siècle aux États-Unis, en est venu à mettre sur pied une forme de nationalisme à travers les processus d’exclusion nationale, de construction identitaire, de formation d’une culture distincte et d’éléments symboliques nationaux.

    Marginalité

    Benedict Anderson développait sa thèse du nationalisme imaginé en 1983, décrivant la nation comme une « communauté politique imaginaire, et imaginée comme intrinsèquement limitée et souveraine » . Or, le phénomène « d’imagination nationale » se fait souvent en réponse à une exclusion ou à une pression assimilationniste exercée par une majorité sur une minorité au sein d’une société donnée. Ce sentiment d’exclusion nationale, la communauté homosexuelle a certainement dû le ressentir dû au fait que la plupart des nationalismes sont intrinsèquement homophobes , représentant l’homosexuel comme un étranger lié à la conspiration, un ennemi et un danger pour la nation . En effet, même au Canada, « the nation-building project produced a legacy of homophobic, racist and sexist public policy including criminal sanctions against homosexual activity » . Plus important encore, même au sein des groupes minoritaires tels que les Afro-américains desquels s’inspirent d’ailleurs la communauté homosexuelle dans leur quête de reconnaissance nationale, les gais et lesbiennes sont marginalisés . Devant cette attitude, les premiers mouvements de défense des droits des homosexuels aux États-Unis (notamment la société Mattachine et les Daughters of Bilitis) se font assimilationnistes dans les années 1950, et suggèrent aux homosexuels « to adjust to a « pattern of behavior that is acceptable to society in general and compatible with [the] recognized institutions » » . Or, dans la foulée de la New Left et des mouvements de droits civils aux États-Unis dans les années 1960 (les Noirs, les anti-guerres, les féministes, etc.), la minorité homosexuelle n’aura d’autre choix que de prendre conscience d’elle-même.

    Identité

    Si l'homosexualité a toujours existé, la conscience sociale de celle-ci n'est véritablement née aux États-Unis qu'au milieu du 20e siècle. Les années 1950 à 1969, marquées au début par la fondation de la société Mattachine à Los Angeles et à la fin par la révolte de Stonewall, ont vu l'émergence de la minorité gaie et lesbienne en tant que groupe social défini et conscient de sa différence. Selon le spécialiste de l’histoire des genres John D’Emilio, cette prise de conscience s'est faite tardivement dû au fait que l'identité sexuelle est une construction sociale qui ne fut inventée par les historiens que très récemment et lentement entre 1880 et 1950 . C'est au cours de ces années que s’institutionnalisent en quelque sorte des lieux d'échanges sociaux entre les différentes franges de la communauté homosexuelle (femmes, noirs, latinos, prostitués, ouvriers, intellectuels, etc.) qui permettent une unification relative de ces sous-cultures distinctes dans un mouvement de plus en plus influent . Parmis ceux-ci, les clubs et les bars des quartiers "bohèmes" de New York ainsi que l'université jouent un rôle important; on note aussi la présence de groupes de discussions, des librairies, des magazines et des journaux (rappellant l’importance du print-capialism dans la formation du nationalisme de Benedict Anderson ) ainsi que des groupes de lobbying politique. Cela mènera éventuellement à la creation de lieux de réflexions officiels sur la question des homosexuels; en effet, le San Francisco City College inaugure en octobre 1989 la création l’établissement du premier département d’études sur les gais et lesbiennes aux États-Unis . Bref, depuis les années 1950, « no longer simply an act, homosexual behavior instead serves as a marker of identity » .

    Ainsi, l’identité des homosexuels s’est d’abord manifestée sous forme de mouvement de droits sociaux au courant des années 1960. Or, comme le souligne Brian Walker, « all nationalisms started as ‘social movements’ » ; ce dernier rejoint aussi Anderson en rappelant que « the sense of being a people is itself something created in history, out of a host of local struggles for recognition » . Si l'on considère les théories de Benedict Anderson, suggérant que le sentiment national est une création collective souvent elle-même issue d'une quête de reconnaissance sociale, on peut donc affirmer que n'importe quel groupe suffisamment influent capable de s'imaginer en tant que nation peut éventuellement obtenir ce statut. Ceci dit, si la communauté homosexuelle se dote d'une culture distincte, d'une histoire propre, de symboles nationaux, et qu'elle plonge les racines de cette différence dans des fondements essentiellement biologiques (le caractère inné et génétique de l'homosexualité), qu'y a-t-il pour l'empêcher de former une nation ? On pourrait rétorquer que tous les homosexuels n'adhèrent pas à ce mode de vie et à cette culture LGBT; il en va pourtant de même pour toutes les nations : tous les Étatsuniens n'adhèrent pas nécessairement aux valeurs et à la culture véhiculés par leur histoire. Certes, une majorité d'entre eux représentent cette culture et font en sorte qu'elle survive.

    ( I add to cut it here, the message was the long. Read the rest on the 3rd post of this thread ! )
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 12:57 AM GMT
    Culture

    Cela met en relief l’importance de la culture LGBT dans le mouvement nationaliste gai, en tant qu’élément central de l’identité. Effectivement, le modèle initial de nationalisme se basant sur des fondements pseudo-scientifiques biologiques et raciaux s’est révélé invalide au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci a fait place à un nationalisme culturel dans l'ère du post-colonialisme défendu par des théoriciens tels que Vernon Van Dyke, Will Kymlicka, Joseph Raz, Avishai Margalit, Moshe Halbertal, et Michel Seymour, et qui justifie le droit à l’autodétermination sur la base du besoin collectif de protection de l’intégré d’une culture donnée . Mais ce changement de paradigme apporte un problème : les critères de justification et d'exclusion pour les nations « culturelles » ne peuvent être les mêmes que ceux utilisés pour délimiter les nations raciales. Selon Walker, « if we accept the culturalist re-writing of nationalist ideology we must greatly expand the number of groups we would see as fitting beneficiaries of national rights » . On ouvre donc la porte à l’éventualité du nationalisme homosexuel en basant la justification de celui-ci sur de nouveaux critères. À ce sujet, Avishai Margalit et Joseph Raz proposent une définition d’une nation culturelle :
    The group has a common character and a common culture that encompasses many, varied and important aspects of life, a culture that defines or marks a variety of forms or styles of life, types of activities, occupations, pursuits, and relationships. With national groups we expect to find national cuisines, distinctive architectural styles, a common language, distinctive literary and artistic traditions, national music, customs, dress, ceremonies, holidays, etc.

    Tous ces éléments ne sont bien sûr pas représentés dans la culture LGBT, mais nombre d’entre eux peuvent certainement y être reconnus. En effet, à la suite des émeutes de Stonewall (souvent considéré comme la naissance du mouvement de libération des homosexuels aux États-Unis), une explosion au niveau des ressources pour consolider l'identité gaie résulte en la création d'une véritable culture homosexuelle à travers « our own newspapers, magazines, publishing houses, music companies, theater groups, and film collectives » . Pour parvenir à fonder leur culture et leur identité, les Queer Nationals s’appuient sur des modèles préexistants, que ce soit les minorités ethniques américaines, les hippies, les activistes du SIDA, le mouvement antinucléaire, MTV, les féministes, et les premiers mouvements libérationnistes . À ce moment, la communauté gaie brise le monopole du contrôle sur ce qui était dit et écrit sur leur propre identité dans la presse écrite et les médias télévisés .

    Symboles

    La communauté gai a réussi à former sa culture propre, mais le processus de construction nationaliste ne s’arrête pas là; une identité doit se doter de symboles. Dans un premier temps, soulignons l’avancée des travaux universitaires sur le sujet de l’homosexualité qui permettent à la communauté LGBT de se doter non seulement de théories sociales scientifiques, mais aussi d’une histoire. En 1989, le constat est fait au sein de l’Organisation Américaine des Historiens que peu de place était accordée à l’histoire de communautés possédant des identités, des allégeances et des agendas différents ; aussitôt, la communauté historique tente de remédier à ce problème et fait place aux marginalisés. Dés lors, « histories are written which project the story of the community back through time (in the case of gay nationalism, back to ancient Greece and Rome), tracing the pre-history of the present moment in which it came to consciousness » . Toujours dans le but de renforcer l’identité de la communauté homosexuelle, celle-ci se doute d’un drapeau officiel (multicolore), de cérémonies (la Gay Pride, les jeux olympiques gais) et même d’une économie alternative (« lavender money ») . Les homosexuels récupèrent aussi des symboles ancrés dans la mémoire collective et qui ont marqué leur histoire. Par exemple, le triangle rose apposé sur les uniformes des homosexuels dans les camps de concentration nazis est aujourd’hui reconnu, dans sa forme renversée, comme un symbole sensé éveiller la conscience humaine vis-à-vis de la discrimination et des persécutions vécues par les gais et lesbiennes à travers le monde .

    En pratique

    À la lumière de ces observations, il semble donc que la communauté LGBT remplit nombre des critères nécessaires à la formation d’une éventuelle nation. Or, il est important de préciser qu’une telle nation ne peut être imaginable que sous une forme trans-étatique et non-territoriale. En effet, les homosexuels sont présents partout à travers le monde, mais en représentent cependant une majorité sur aucun territoire susceptible de former un État. Toutefois, cela n’empêche pas l’établissement d’une diaspora non-territoriale capable de s’épanouir culturellement. Ces diasporas permettent de couper le lien entre la culture et le territoire tout en permettant l’existence du premier. Ce modèle permet ainsi d’imaginer la nation dans une forme nouvelle : « in the modern world there are new forms of proximity, and individuals frequently find themselves in closer contact with a telephone friend in another city than with the man living in the apartment next door. Our sense of peoplehood has shifted in response to this » . Mais où se situe donc le passage d’un mouvement social à une nation reconnue ? La formation des groupes de libération des homosexuels a été un mouvement essentiellement réactionnaire; la forme la plus extrémiste de réaction est certainement la révolution.

    La révolution est perçue comme une forme radicale de modernisation, un combat mené au nom de la loi naturelle du progrès contre un ancien régime par une nation qui s'émancipe des formes traditionnelles du pouvoir . Dans le contexte de la communauté homosexuelle, on pourrait imaginer une sorte de progrès au niveau de la conception de la sexualité qui se distingue d'un "ancien régime" homophobe. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la communauté LGBT ne se différencie pas seulement des peuples traditionnels par son approche de la sexualité, mais aussi par une culture, un mode de vie, un système de valeur, une histoire habitée de héros et de symboles distincts.

    Avant de conclure, il semble toutefois nécessaire d’aborder un dernier point. La création de l’identité « queer » a pour origine l’homophobie, le rejet de cette sexualité qui défie l’hétéronormativité. Cette possible « nation » ne tient donc toute sa signification que du constat effroyablement primitif que l’homosexualité est une différence aux yeux des individus. De fait, la disparition de l’homophobie signifierait probablement la fin de la culture homosexuelle et de la nation, qui n’aurait plus besoin de se défendre face à une violence sociale. Le politologue Mathieu Latour croit d’ailleurs que c’est cet objectif que poursuit essentiellement l’organisme Queer Nation dans les années 1990. Ce qu’il décrit comme la politique du vide serait une riposte à l’hétéronormativité : « à un processus qui remplit notre être de composantes identitaires, elle lance une politique qui vide notre corps de telles définitions de soi. Autrement dit, elle remonte le cours du processus historique d’identification sexuelle que Foucault a désign dans sa généalogie de l’homme de désir en lui opposant une désidentification subersive » .

    (See conclusion on the 5th post ! ;) )
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    Apr 15, 2011 1:01 AM GMT
    Good grief, what a concept (that symbolic gesture of using a coral island as a country. And a gay emperor, too).

    Great example of how the gay culture/community as such is not something where all gays uniformly behave in specific ways. The comparison to a western nation's culture (like the US) and all the permutations in it is a good one.

    -Doug
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 1:04 AM GMT
    Conclusion

    En somme, force est d’admette que le mouvement social de libération des homosexuels aux États-Unis a donné naissance à une certaine forme de nationalisme particulièrement intéressante que les théoriciens gagneraient à prendre en considération plus sérieusement dans leurs études. S’il n’aboutit jamais à une nation officielle, le modèle du nationalisme aura toutefois servi à une pléthore d’individus de prendre conscience d’eux-mêmes, de se regrouper et de former un mouvement assez fort pour améliorer la société dans laquelle ils évoluent afin que ces marginalisés puissent désormais évoluer en tant que citoyens normaux : « movements with legitimate claims to nationhood may employ nationalist discourses strategically to achieve specific goals. […] The deployment of a nationalist strategy may yield interesting political opportunities for queer movements attempting to influence existing nationalist discourses » .
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    Apr 15, 2011 1:24 AM GMT
    Disasterpiece saidThere's been some threads recently on the way RJ has had a good influence on its user's lives, generally.

    By posting here, meeting people that made me see different aspects of gay people, getting along with a community I onced judged for being too stereotyped, I kinda really got interrested to this community. Ironically, I've always been the one to tell my people that most gays are misleading sexual orientation and sexual identity : getting out of the closet doesn't come with a new personnality. Well, I found out that somehow, I was wrong.

    I think the experience of coming out is not easy, and the sense of community that an individual can develop vis-à-vis the gay community is undoubtedly helpful for the whole process.

    Sooo, I now consider myself part of the gay community (even if I don't agree with every part of it) and I decided that I should contribute to it with what I'm doing right now



    I only had two years of Catholic school French so I have no idea what you're talking about aside from references to William Burroughs, African americans and Stonewall.
    However, the initial part of your posting I can agree with wholeheartedly.
    Some incredibly great men on this site. I, too, had a lot of preconceived notions because most of what I thought I knew about gay men I learned from the mass media.....I am humbled and honored...and very proud to be a gay man. We are a diverse group here......a very large, very dysfunctional family.....but, a family none the less.......
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    Apr 15, 2011 1:43 AM GMT
    I influence RJ. icon_cool.gif
  • TrentGrad

    Posts: 1541

    Apr 15, 2011 1:52 AM GMT
    JAKEBENSON saidI influence RJ. icon_cool.gif


    You sure do...

    ...I'm gonna get myself a blue t-shirt. ;)
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 2:02 AM GMT
    JAKEBENSON saidI influence RJ. icon_cool.gif


    Aaaah, Jake ! You also influence my ass. It gets all juicy everytime I read your name. icon_twisted.gif
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    Apr 15, 2011 2:58 AM GMT
    Disasterpiece said
    JAKEBENSON saidI influence RJ. icon_cool.gif


    Aaaah, Jake ! You also influence my ass. It gets all juicy everytime I read your name. icon_twisted.gif


    That's the best thing I've read all week! And I've been reading Discovery News, New York Times, BBC, NPR, and MIT's Tech Review.
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    Apr 15, 2011 2:58 AM GMT
    TrentGrad said
    JAKEBENSON saidI influence RJ. icon_cool.gif


    You sure do...

    ...I'm gonna get myself a blue t-shirt. ;)


    Seriously I'm gonna get a blue t-shirt too now.
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    Apr 15, 2011 3:23 AM GMT
    It's nice to read an academic article concerning the gay community every once in a while. It breaks the monotony of me reading physiological, sociological, and biomechanical journals.
  • alphatop

    Posts: 1955

    Apr 15, 2011 3:32 AM GMT
    Dude, check this out
    http://www.microsofttranslator.com/
  • alphatop

    Posts: 1955

    Apr 15, 2011 3:34 AM GMT
    In an article entitled Thoughts on a Gay State, the American novelist William s. Burroughs proposed the establishment of a gay State following the creation of the Jewish State of Israel in 1987. In 2004, Gay and Lesbian Kingdom (GLK), established on a small island in the Coral Sea, separates from the Australia, appoints an emperor, chooses a national anthem and the multicolored flag. If the gesture is before any symbolic and little concrete, it however poses a very serious issue, the existence of homosexual nationalism. This test will focus on the foundations of a similar type of nationalism and the manner in which it is justified to the theorists of nationalism. Gay nationalism is very interesting for the latter, in the sense that it is unique, modern, reflective of the current system of civil rights and presents no claim racial or biological. In this test, we will see how this social movement of civil rights, in the second half of the 20th century to the United States, came to develop a form of nationalism through the process of national exclusion, identity constructionforming a distinct culture and national symbolic elements.

    Benedict Anderson developed his thesis imagined nationalism in 1983, describing the nation as a "political community imaginary, and imagined as both inherently limited and sovereign". However, the phenomenon "of national imagination" is often in response to an exclusion or assimilationist pressure by a majority to a minority in a given society. This sense of national exclusion, the gay community has certainly had the feel due to the fact that most of nationalism are inherently homophobic, representing the homosexual as a stranger to the conspiracy, an enemy and a danger to the nation. Indeed, even to the Canada, "the nation-building project produced a legacy of homophobic, racist and sexist public policy including criminal sanctions against homosexual activity." More importantly, even within minority groups such as African-Americans which also inspired the gay in their quest for national recognition, gay and lesbian community are marginalized. Before this attitude, the first movements of defence of the rights of homosexuals to the United States (including the Mattachine Society and the Daughters of Bilitis) are assimilationist in the 1950s, and suggest to homosexuals "to adjust to a" pattern of behavior that is acceptable to society in general and compatible with [the] recognized institutions. However, in the wake of the New Left and the movements of the United States in the 1960s civil rights (Blacks, the anti-guerres, feminists, etc.), the homosexual minority will have choice to realize itself.

    Marginality

    If homosexuality has always existed, the social consciousness of it was truly born in the United States only in the 20th century. The 1950s to 1969, initially marked by the founding of the Mattachine Society, Los Angeles and at the end by the Stonewall uprising saw the emergence of gay and lesbian minority as a social group defined and aware of its difference. According to the specialist of the history of John of Emilio genera, awareness is made late due to the fact that sexual identity is a social construction that was invented by historians only very recently and between 1880 and 1950 slowly. It is in these years to institutionalize somehow places of social exchanges between the different fringes of the gay community (women, black, Latino, prostitutes, workers, intellectuals, etc.) that allow relative unification of these distinct subcultures in an increasingly influential movement. Among them, the clubs and bars of neighbourhoods "Bohemians" of New York as well as the University play an important role; There is also the presence of groups of discussions, bookstores, magazines and newspapers (Recalling the importance of print-capialism in the formation of the nationalism of Benedict Anderson) as well as political lobbying groups. This will eventually lead to the creation of official places of reflections on the issue of homosexuals; Indeed, the San Francisco City College opens in October 1989 creating the institution of the first Department of gay and lesbian studies in the United States. In short, since the 1950s, "no longer simply an act, homosexual behavior instead serves as a marker of identity".

    Identity

    Thus, the identity of homosexuals occurred first as movement of social rights informed of the 1960s. However, as noted by Brian Walker, "all nationalisms started as 'social movements'"; the latter joined aus
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    Apr 15, 2011 3:43 AM GMT
    JAKEBENSON saidI influence RJ. icon_cool.gif

    Yeah, you remind me I'm due for a dentist appointment to have a checkup & cleaning.

    226721_780847.jpg
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    Apr 15, 2011 3:43 AM GMT
    Je n'aime pas francais, ce fait mal. eugh!
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 3:47 AM GMT
    Johnnyhotsauce saidWhy would u post an essay entirely in French? Seriously? U posted stuff that no one on here can read, thanks so much!


    Seriously ?

    ...

    Hum ! So, as I was saying, I don't identify myself with every member of the community. Especially not the dumb self-centered ones. icon_wink.gif


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    Apr 15, 2011 3:54 AM GMT
    Disasterpiece said




    my boo is so smart icon_razz.gif
  • swedeinusa

    Posts: 285

    Apr 15, 2011 3:58 AM GMT
    A Gay State?


    Where would they carve out such a thing? Would our population grow from only immigrants and the adopted children?
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 4:04 AM GMT
    swedeinmiami saidA Gay State?


    Where would they carve out such a thing? Would our population grow from only immigrants and the adopted children?


    Not exactly. It would be a trans-state non-territorial nation. A kind of diaspora if you prefer.
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    Apr 15, 2011 4:50 AM GMT
    Enfin! Un sujet en français sur RJ! Mais pour être honnête, c'était vraiment long et je devrai le relire plus tard :/

    En fait, j'habite le Queensland, l'état australien le plus proche du Royaume des gais et lesbiennes des îles de la mer de Corail ^^ Je suis sûr que la plupart des australiens seraient sans doute extrêmement fâchés si jamais une grande partie de la grande barrière de corail appartenait en réalité aux gais icon_razz.gif

    Merci quand même pour l'essai, Matthieu! L'idée du nationalisme gay est intéressante, même si je ne la soutiens pas personnellement.
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 5:07 AM GMT
    kangourou saidEnfin! Un sujet en français sur RJ! Mais pour être honnête, c'était vraiment long et je devrai le relire plus tard :/

    En fait, j'habite le Queensland, l'état australien le plus proche du Royaume des gais et lesbiennes des îles de la mer de Corail ^^ Je suis sûr que la plupart des australiens seraient sans doute extrêmement fâchés si jamais une grande partie de la grande barrière de corail appartenait en réalité aux gais icon_razz.gif

    Merci quand même pour l'essai, Matthieu! L'idée du nationalisme gay est intéressante, même si je ne la soutiens pas personnellement.


    Merci à toi !

    To make it clear, though, this essay is not meant to support the idea of a queer nation, but instead, to analyse the way the social movement for gay liberation got inspired by civil rights but also national movements (blacks especially) and develop itself in the same way, filling the criterias that are necessary to eventually create a nation.

    To make it short, I'm answering the question HOW the gays could be a nation, but not IF or WHY they could/should be a nation ;)
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    Apr 15, 2011 5:10 AM GMT
    I AM RJ.

    lol jk,

    This site has made me accept myself a lot more and learn about others in the gay community. It really is one of the websites I cherish visiting everyday because I feel so part of it, even if sometimes there is drama lol.

    And p.s., I'm learning French so maybe in a few months I'll revisit this thread and actually be able to understand more than a few words here and there ;)
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 5:14 AM GMT
    luvitohateit saidI AM RJ.

    lol jk,

    This site has made me accept myself a lot more and learn about others in the gay community. It really is one of the websites I cherish visiting everyday because I feel so part of it, even if sometimes there is drama lol.

    And p.s., I'm learning French so maybe in a few months I'll revisit this thread and actually be able to understand more than a few words here and there ;)


    "Sometimes" ? Guurrrrrrrl ! ;)

    Well, I hope you try, but this is a masters degree essay. I'm not too sure if it's the best place to start reading french icon_razz.gif
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    Apr 15, 2011 5:27 AM GMT
    Disasterpiece said
    luvitohateit saidI AM RJ.

    lol jk,

    This site has made me accept myself a lot more and learn about others in the gay community. It really is one of the websites I cherish visiting everyday because I feel so part of it, even if sometimes there is drama lol.

    And p.s., I'm learning French so maybe in a few months I'll revisit this thread and actually be able to understand more than a few words here and there ;)


    "Sometimes" ? Guurrrrrrrl ! ;)

    Well, I hope you try, but this is a masters degree essay. I'm not too sure if it's the best place to start reading french icon_razz.gif


    Oh snap. Okay, I'll try back in a few years then...lol
  • disasterpiece

    Posts: 2991

    Apr 15, 2011 5:54 AM GMT
    Johnnyhotsauce said
    Disasterpiece said
    Johnnyhotsauce saidWhy would u post an essay entirely in French? Seriously? U posted stuff that no one on here can read, thanks so much!


    Seriously ?

    ...

    Hum ! So, as I was saying, I don't identify myself with every member of the community. Especially not the dumb self-centered ones. icon_wink.gif





    Dumb and self centered? You couldn't have offered a this in an english version, no translation? That seems dumb and self centered. I'm sure it's a lovely article.


    Man, I'm currently in the middle of my finals, I worked on this all week and I need to read 4 entire books before monday, I really have neither the time nor the intention to translate my article in english.

    What I called dumb is the fact you couldn't put the text in one of the many translating website available on the web.

    What I called self-centered is the fact that you affirmed "no one" could read this text which is false. RJ has members from everywhere around the world. 220 000 people around the world can read, write and speak french.

    If YOU can't read it, it doesn't necessarily make it worthless. icon_smile.gif